MENTALITÀ È RESPUNSABILITÀ
Depuis quelques semaines, le Sporting passe régulièrement en commission de discipline concernant les « incidents » qui se produisent dans ses tribunes avec des amendes qui, cumulées, peuvent représenter une somme lourde à payer auprès des instances d’un football aseptisé. A cet égard, avec le sens des responsabilités qui nous anime et sans esquiver le moindre débat, le bureau des Socios tient à donner sa position.
Mette a pressione à quelli chì sò in faccia face propiu parte di a storia di a nostra Squadra è di e nostre tribune. Bisognu à mentene quessu u spìritu !
S’è i nostri Turchini annant’à u terrenu anu persu certi valori chì sò arradicati à i nostri culori, emu francatu noi in tribuna e cunfine di ciò ch’omu pò vere in Furiani in situazione sìmile è senza inghjocu particulare di pettu à aversarii di poca trinca :
– le jet de projectile : quelle prétendue pression mettrait-il sur les joueurs adverses ? Ils en jouent même, en les ramassant et les transmettant à l’arbitre de la rencontre, la faisant s’interrompre a minima et avec le risque de ne plus reprendre le jeu ? Ces phénomènes se répètent désormais à chaque rencontre de la tribune Petrignani à la Lorenzi (stylos, gobelets, briquets). Nous n’avons pas d’alternative, ils doivent cesser.
– l’envahissement de terrain : il ne répond pas non plus au Furiani populaire et étouffant que nous imaginons. Pour autant qu’il soit festif en fin de rencontre, et du fait de très jeunes supporters, il ne peut être cautionné non plus. Il est l’une des raisons principales du huis-clos subi suite au match face à Bordeaux. Ces comportements isolés se sont multipliés depuis le début de saison et ressemblent à des défis que se lancent les jeunes supporters entre eux s’éloignant d’une culture-club rêvée du père qui franchit les rails de Furiani avec son fils pour vivre leurs plus belles émotions communes… Il faut que cela cesse et nous en appelons aussi à la responsabilité des parents.
Concernant la pyrotechnie : le sujet est à dissocier totalement des deux autres points. La pyrotechnie est une philosophie propre au monde des tribunes actives telle que la Petrignani. Elle sert d’ailleurs d’illustration à travers les photos quand on promeut un Furiani bouillant sur les réseaux sociaux, dans les communications du Club et même plus cocasse dans les communications des instances…Nous pensons qu’elle est acceptable sur certains matchs à enjeux (Bordeaux, St Etienne en opposition à QRM) mais elle perd son caractère exceptionnel et marquant quand elle est utilisée de manière isolée et répétée. Retrouvons, comme par le passé, une utilisation maîtrisée sur ce sujet.
Au-delà de ces incidents que nous ne cautionnons pas, nous recherchons également de manière responsable, comme nous l’avons fait lors de notre dernière communication, les causes de ces incidents. Nous pensons qu’elles sont multiples :
– les « défis personnels » : les supporters se rendant responsables du jet de projectile ou d’envahissement de terrain, le font dans la plupart des cas pour se faire plaisir personnellement réduisant à néant les encouragements de certains pendant 90 minutes et le travail quotidien pour d’autres. Ce n’est pas la conception du Furiani uni et bouillant que nous nous faisons. Jeter un projectile face à Guingamp ou Quevilly ou tout autre match n’a rien de glorieux ;
– se faire justice soi-même suite à un chambrage d’un joueur adverse : la tentation est forte mais le préjudice trop lourd à payer pour le Club ;
– l’absence d’identité et le sentiment de fossé entre l’équipe et les supporters : trop souvent cette saison un fossé s’est créé entre les supporters et des joueurs dû à un état d’esprit défaillant. Quelle plus belle image que le coup de sifflet final face à Guingamp pour l’illustrer : embrassades à foison et échange de maillots sur la pelouse durant de longues minutes alors que le public était encore chaud à encourager et pousser les joueurs ? Il y a clairement quelque chose qui ne convient pas au niveau de la mentalité et de ce que doit être le Sporting. Nous lutterons également en qualité de représentants des supporters pour infléchir cet état d’esprit-là. Les supporters ne s’y reconnaissent pas.
Nous travaillons pour notre part et à travers tous nos projets à l’union totale entre les supporters du Sporting. A créer une citadelle imprenable et un état d’esprit collectif inébranlable. Le club a besoin de tout le monde, des supporters actifs ou non, d’ici ou de la diaspora.
Nous en appelons enfin au Club pour réfléchir ensemble à ce que doit être le projet identitaire du Sporting Club di Bastia. Faire un état des lieux lucide de ce que représente le Sporting, de ce qu’il incarne et doit incarner. Rectifier ce qui doit l’être. Nous en appelons également à des réunions régulières entre l’Institution et sa base, l’actif qui seul lui restait en 2017 : son peuple. Nous évoquerons le sujet lors du prochain Conseil d’Administration qui se tiendra le 4 mars.
En conclusion, il n’y a qu’une seule règle qui doit prévaloir pour chacun quel qu’il soit : U SPORTING PRIMA DI TUTTU. C’est ce credo qui doit dicter nos actions individuelles et collectives. Il n’appartient qu’à nous de faire que l’ambiance de Furiani ne soit à nulle autre pareille. Chacun doit faire sa part du chemin : les joueurs en mettant les ingrédients nécessaires, les tribunes en leur apportant ce soutien indéfectible. Toutes les heures de gloire du club, tous les souvenirs heureux que l’on a, n’ont été possibles, que grâce à l’osmose entre le terrain et les tribunes.
Forza Bastia !